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Christel, notre organisatrice d’événements.

23 avril 2020

J’ai rencontré Christel lors d’un événement GOOD GOUT qu’elle organisait à TOULOUSE. Et la première chose qui m’a frappé, c’est son dynamisme, ainsi que la convivialité qui règne dans ses rencontres entre mamans. Vous connaissez mon admiration pour ces femmes et ces hommes qui plaquent tout ou décident de se lancer dans entrepreneuriat. Alors c’est tout naturellement que ce tête-à-tête est arrivé. Alors Christel, dis- nous tout sur ton aventure, on veut tout savoir…

1 Quel est ton cursus professionnel?

Après des études en école de commerce, j’ai débuté ma carrière chez Nestlé au marketing, avec un court passage dans la vente. J’y suis restée 6 ans, en Suisse, alternant entre le marketing local et international. J’ai démissionné pour suivre mon conjoint muté à NYC puis à Paris. C’est à NYC que j’ai créé mon blog beauté, qui est devenu rapidement une référence pour les trentenaires en France.

2 Comment as-tu eu l’idée de créer ton entreprise et pourquoi dans ce domaine?

Après avoir évolué dans le domaine de l’agroalimentaire, je souhaitais m’orienter davantage vers le milieu de la beauté qui était ma passion. A mon arrivée en France, alors que j’étais des plus motivées, les portes sont restées très fermées. Une française, ayant travaillé à l’international, chez Nestlé, qui en avait démissionné et avait créé un blog, c’était beaucoup trop exotique et suspicieux. Alors oui, par curiosité, on me recevait en entretien mais quand il fallait faire un choix entre un candidat qui venait de la concurrence ou moi, on préférait la réassurance. En parallèle, je continuais de nourrir mon blog beauté lancé aux Etats-Unis. Grâce à lui, j’ai commencé à me créer un réseau et une notoriété. Je me suis alors lancée dans l’entrepreunariat en 2008 en accompagnant des agences de communication (études sectorielles, développement commercial, création et gestion d’événement) et des marques (éditorial, community management…). Mon blog a pris de l’ampleur et m’a permis aussi de débuter des collaborations et lancer des concepts d’événements, d’abord « Noël en beauté », une soirée blogueuses-lectrices puis Mum-to-be Party quand je suis tombée enceinte en 2010.

3 Quelles sont les difficultées que tu as rencontrées?

Le secteur de la périnatalité est un secteur dynamique et porteur (les parents investissent pour leur 1er enfant), mais qui n’en demeure pas moins très compliqué. En presque 10 ans, j’ai vu nombre de créateurs et de marques (café-poussettes, vêtements, puériculture…) mettre la clé sous la porte ou abandonner la cible futures/jeunes mamans car cette dernière est difficile à capter et à fidéliser.

Ma structure a elle aussi subi les soubresauts du marché et il m’a toujours fallu être souple et inventive. Ne jamais me reposer sur mes lauriers, quoi !

Quand tu crées ta boite, il est illusoire de croire que tu vas moins travailler et que ton cercle familial n’en sera pas impacté. L’épuisement et parfois le sentiment d’être très seule à bord du navire peuvent miner le moral d’un entrepreneur, au-delà des craintes financières. Il faut y être préparé(e), et c’est un discours d’ailleurs sans langue de bois que je tiens aux créatrices qui me demandent conseil.

4 Quelle est ta plus grande fierté?

La longévité ! Continuer à comprendre les tendances sociétales et les besoins des mamans au fil du temps, flairer les bons produits et services, se remettre sans cesse en question…et être parvenue à faire grandir la structure en embauchant, en créant un site e-commerçant alors que je n’avais aucune compétence, en écrivant un livre…Il ne manque plus que le plateau TV, et ce sera parfait lol.

5 Quels conseils donnerais-tu, si un de tes enfants, te disait ” Maman, je souhaite monter mon entreprise?”

Déjà, je serais ravie qu’un de mes enfants ait cette fibre entrepreneuriale !!! Contrairement à moi qui suis partie seule dans l’aventure et ai tout auto-financé, je conseillerais de partir à plusieurs et de tout de suite chercher du financement. Quand on monte sa boite et qu’on a une bonne idée, il faut aller vite, la tester, adapter…L’erreur que j’ai faite est de ne pas avoir eu assez confiance en mon concept, qui était archi novateur aussi bien en France qu’à l’international. Et en 10 ans, des initiatives comme Mum-to-be Party ont émergé un peu partout, notamment dans des marchés anglo-saxons. Bref, il faut oser et ne pas rester dans son coin !

6 Que peut- on te souhaiter?

De vivre le plus longtemps possible et d’être en super santé pour continuer de profiter de la vie, de ma famille et bosser. Je suis quelqu’un qui se réalise dans son job et a toujours plein d’idées, donc je me vois très bien encore travailler dans ma soixantaine si la santé et la société (plus ouverte aux seniors) me le permettent ! 

7 Quelle question aurais-tu aimé que je te pose?

Si, à ma quarantaine bien sonnée, je n’ai pas envie de faire un petit 3ème ? 

8 un petit mot pour la fin?

Que ce soit dans votre vie professionnelle comme personnelle, suivez votre instinct et visez la lune !

Pourrais-tu nous donner tes prochains événements? 

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Un grand merci Christel d’avoir joué le jeu de ce tête-à-tête. J’espère que ce moment vous aura donné envie de décrocher la lune, même en cette période particulière.

Je vous embrasse.

Cha

Crédit photos : Candice HENIN

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